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| DANIELE THOMPSON // CHRISTOPHER THOMPSON |
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| Film "Fauteuil d'Orchestre" |
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Par Stéphane Hubert |
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Danièle Thomson a cette fois ci vu les choses en grand. « Fauteuils d’orchestre », ce sont les histoires entremêlées d’une dizaine de personnages aux destins qui se croisent, qui se brisent, qui se retrouvent. Une distribution prestigieuse qui fait |
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se rencontrer des acteurs d’univers totalement différents. Albert Dupontel est marié à Laura Morante, Suzanne Flon est assise aux cotés de Sydney Pollak et Dani fait cuire des nouilles pour Valérie Lemercier. Sur un scénario modèle de justesse, de comédie et d’émotion, les acteurs livrent une partition parfaite. Tous regroupés autour d’un quartier de Paris et de son café, où ils se rassemblent pour essayer de comprendre leurs vies. Rencontre avec Danièle et Christopher Thompson, respectivement réalisatrice-scénariste et acteur-scénariste du film. |
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PDA : Fauteuil d’orchestre, film chorale, est le contre-pied de votre avant-dernier film « Décalage Horaire ». Le film est articulé autour d’une dizaine de personnages, tous principaux.
Danièle Thompson : Une dizaine de personnages, c’est vrai, tous réunis autour de l’avenue Montaigne. J’ai envie de dire que « Fauteuils d’orchestre » est un film de quartier. Un soir, j’ai observé cette foule qui se déversait de tout ces lieux en même temps : de la comédie des Champs Elysées, de la salle de concert, de la salle des ventes, des hôtels de luxe et des boutiques. Les gens vont et viennent, des mondes très différents se croisent.
Christopher Thompson : C’est un coin de Paris dédié au spectacle, à la culture, et au luxe. Et comme c’est aussi un lieu de passage, touristes, artistes, clients, les possibilités romanesques sont infinis.
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PDA : Tous les personnages se retrouvent au moins une fois dans ce qui est le onzième personnage du film : le café des Théâtres.
Danièle Thompson : Le Café des Théâtres, comme le dit le patron, c’est un microcosme. On y retrouve aussi bien des balayeurs, que des mannequins, des concierges que des clients des palaces. C’est aussi un refuge et un îlot de résistance. Ce café raconte à sa manière comment évolue notre société.
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PDA : Le titre « Fauteuils d’orchestre », que signifie t-il pour vous ?
Danièle Thompson : Ce titre évoque à la fois quelque chose de rouge, de gai. Et l’idée qu’on n’est jamais dans le bon fauteuil et qu’on en cherche toujours un autre. On peut penser que c’est un défaut, moi je trouve que c’est une très belle qualité.
Christopher Thompson : Dans le film, les personnages sont tous insatisfaits. Même ceux qui, riches, beaux et célèbres, semblent les plus enviables, ressentent un manque. Ils sont en quête d’autres choses.
PDA : Le film commence et finit par la voix off de Suzanne Flon, dont c’était le dernier film.
Danièle Thompson : Suzanne a tourné avec toutes ses forces et son talent. Elle avait 87 ans, elle était absolument magnifique, attentive. C’était un bonheur de travailler avec elle. Elle a tenu le coup parce que les derniers jours elle n’était pas bien. La dernière scène qu’elle a tournée est celle ou elle est assise à coté de Sydney Pollak dans le théâtre, et comme c’est la tradition sur un plateau de cinéma, on a dit « voilà, c’était le dernier plan de madame Suzanne Flon ». Et à ce moment là, les 350 figurants se sont levés et elle a sourit, car, comme elle le disait, elle aimait les applaudissements et elle les a eu vraiment jusqu’au bout. Et elle nous a quitté quelques jours plus tard.
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