DONT LOOK BACK  
Album "Brighter" (2005)
 
Album "Drunk In Your Arms" (2004)
   

fashion Par Christophe Drevet Boucard

Allons-nous enfin cesser de parler de la « variété » française... Celle qui a occulté et fait basculé dans une certaine forme d’ostracisme une bonne part de notre production musicale « alternative ». Une production, qui chez nos voisins anglo-saxons, serait unanimement applaudie. Mais ici heureusement (de l’autre côté de la Manche), nous résistons encore et toujours grâce à des labels courageux sans qui des groupes tels que « Dont Look back » ait la chance de s’épanouir.

Fin 2001, débarque en catimini une démo 3 titres « G.Stern Music Demo ». Un premier album suit en 2004, « Drunk In Your Arms », auto produit tiré à 1000 exemplaires. Une écriture musicale inventive. Une basse aux sonorités ‘cold wave’, un jeu de guitares aux consonances post rock agrémenté de samples vocaux et d’électros dégageant une agilité sonore précise et léchée, le tout orchestré par une batterie accrocheuse.

Dont Look Back, quatuor originaire de Valence, nous offre une subtile alliance de rock (qu’on pourrait ici qualifier « d’atmosphérique ») et de New Wave. Un univers aux sonorités parfois proches de groupes tels que Godspeed You Black Emperor, Mogwai, Radiohead ou encore Sigur Ros. L’atmosphère qui s’en dégage : tourmentée, vaporeuse, oppressante même parfois. Un univers sombre et étrangement instable rappelant celui d’un certain David Lynch. Comment ne pas succomber ?

Leur réputation scénique les ayant précédés, nous nous refusons de passer à côté de ce jeune groupe. Et c’est à l’occasion de leur tournée pour la présentation de leur deuxième opus "Brighter" (où le chant fait son apparition) que nous décidons d’aller à leur rencontre.

 

PDA : Quelles sont vos influences musicales ?

DONT LOOK BACK : Très variées. On écoute tous des musiques différentes et pas forcément issues de mêmes courants mais nous avons des références communes. Et cela nous rassemble.

 

   

PDA : Du point de vue de la création, comment cela se passe-t-il ?

DLB : Nous nous sommes très bien entendu dès le début, ça a tout de suite bien fonctionné. Chacun amène des ambiances différentes. Et on est arrivé à faire ressortir ce que l’on avait envie dans des thèmes propres à chacun.

PDA : Quelle atmosphère souhaitiez-vous amener dans ce deuxième album ?

DLB : En fait, nous n’avions pas défini de fil conducteur. Il est venu tout seul. Au fur et à mesure de notre propre évolution. On n’est pas parti au début en se disant « on va parler de ça ou de ci ». Il n’y a pas eu de construction réfléchie. C’est un climat et une habitude de jouer ensemble. Il y a une ambiance que l’on aime et qui vient naturellement, et les morceaux suivent...

 
     

PDA : Dans ce nouvel album, vous avez intégré le chant ?

DLB : Il y a deux morceaux chantés. C’est plus varié que sur l’album « Drunk in your arms »(sorti en 2003). Il y a des morceaux plus électro, avec plus de samples, plus de voix. La batterie est aussi très « costaude ». Au début de notre formation, le chant n’était pas primordial dans les compositions des morceaux. Nous n’avions donc pas forcément besoin de chanteur. Nous saisissions des ambiances immédiates. Renaud chantant aussi dans une autre formation, il s’est mis à chanter.

PDA : Et votre son ?

DLB : Noise. Mais pas uniquement. Notre son aujourd’hui est plus rock que lors du 1er album, un style plus nerveux. Les morceaux sont plus courts et l’approche plus brutale.

PDA : La scène, les concerts, comment vous les vivez?

DLB : La scène doit apporter quelque chose de plus que l’écoute du CD. Tout le monde a déjà vu des groupes où ce n’est pas le cas et cela peut être très pénible. Nous pensons que ce n’est pas notre cas. Nous avons vécu un concert qui a déclenché le feu et depuis c’est de plus en plus rock n’ roll.

PDA : Racontez-nous votre rencontre avec votre label Noise Digger ?

DLB : Ça s’est fait lors d’un festival. Il était venu nous voir jouer, la toute première fois que l’on venait jouer à Paris. On a du faire un set raccourci à cause de la police puisque c’était dans un squatte. C’était assez roost. On avait fait Valence - Paris aller/retour pour jouer 3 morceaux. Le super plan économique. Enfin bref, il était à ce concert et on a commencé à prendre contact là. On lui a filé le disque. Puis, on s’est rappelé un mois après. Il avait bien aimé. Et voilà !

PDA : Quels sont vos projets immédiats ?

DLB : Essayer quelques grosses salles et taper dans des bonnes premières parties. Voire une tournée en première partie. Et essayer de s’exporter, de ne pas s’arrêter à la France. On part tourner en Espagne du 31 mars au 9 avril. On n'a pas encore de distributeur mais on a trouvé un tourneur en Espagne qui a accroché avec le disque. Il l’a envoyé aux promoteurs locaux qui ont bien répondu. On a eu une première proposition de 2 ou 3 dates, et nous en avons finalement obtenues 10 enchaînées sur 10 jours. Et puis surtout à la rentrée prochaine : c’est tournée en septembre, octobre, novembre !

 

 

A voir : dontlookbackmusic.com
Et aussi : myspace.com/dontlookbackmusic

   
 
               
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